ET SI VOUS REPASSIEZ LE CERTIFICAT D’ETUDES PRIMAIRES ?

Tentez l’expérience, elle est amusante et instructive !

Les épreuves qui se déroulaient au chef-lieu de canton, étaient variées : redoutables et redoutées dictées, casse-tête de participes, problèmes d’arithmétique, questions d’histoire, de géographie, de sciences naturelles, mais aussi de solfège, d’instruction civique, d’éducation morale, voire de savoir-faire en matière d’agriculture ou de couture… Nous vous proposons de vous atteler à ces épreuves. Quelques consignes au préalable :  pour l’orthographe, point n’est question encore de simplification ou de réforme… Tout est d’époque, celle du siècle dernier !

Pendant trois semaines, les épreuves proposées auront trois thèmes : dictée, histoire-géographie, instruction civique et bien entendu le recours à « M. GOOGLE » est proscrit.

Vos réponses devront être envoyées sur la boite mail de l’AMICAF au début de la semaine suivant la parution de l’article . Pour la dictée, il vous suffira d’inscrire les mots corrigés par nom de dictée ou bien d’année.

L’adhérente ou l’adhérent qui aura le meilleur score recevra un diplôme factice… et un ouvrage de son choix.

Cette semaine, cinq dictées vous sont présentées en textes à corriger.

Le barème des dictées était sévère. Elle était notée sur 10, une faute d’orthographe comptait pour un point, une faute de grammaire deux points. Le zéro était éliminatoire. Nous vous proposons les épreuves de 1989 (année de la suppression du diplôme), 1962, 1959, 1958, 1955.

 

A – 1989 – « Un botaniste convaincu d’Hippolyte Taine »

Un jour, au pied d’une roche humide, je vis venir a moi un petit homme maigre, avec un nez en bec d’aigle, un visage toute en pointe, des yeux vert, des cheveux grisonnant, des mouvements nerveux et quelque chose de bizarre dans la physionomie.

Il avait de grosses guètres, une veille casquette noire terni par la pluie, un pantalon boueu aux genou, sur le dos une boîte de botannique bosselé, à la main une petite bèche. Je regardais une joli plante à longue tige droite, bien verte à corrolle blanche, délicate, qui croit auprès des source perdues. Il me prit pour un confrère novice et la conversation s’engage.

 

B – 1962 – « la gloire de mon père Marcel Pagnol »

Lorsque ma mère allait aux marché, elle me laissait au passage dans la classe de mon père, qui apprenait a lire à des gamins de six ou sept an. Je restais assis, bien sage, au premier rang, et j’admirais la tout puissance paternnelle. Un beau matin, ma mère me déposa à ma place et sortis sans mot dire, pendant qu’il écrivait magnifiquement sur le tableau : « la maman a punit son petit garçon qui n’était pas sage ». Tandis qu’il arondissait un admirable point finale, je criai : « Non ! Ce n’est pas vraie ! »

La surprise lui coupa la parole un moment.

– « Voyons, voyons, dit-il enfin, est-ce que tu sait lire ? »

– « Oui ».

Il dirigea la pointe de son bambou vers le tableau noir… Je lut la phrase a haute voix… Je croix qu’il eût ce jour-la, la plus grande joie, la plus grande fierté de sa vie.

 

C – 1959 – « Le train montagnard de Jean Giono »

Depui le matin, le train n’avait plus que trois wagons et peut-être même n’avait-il plus que deux voyageurs, ma tante et moi. Il s’opstinait à remonter le cour d’un torent à qui, à chaque instant, il était obliger de céder la place. Il se colait contre les roches, tantôt d’un coté, tantôt de l’autre, pour laissé passer de grands blocs rapides d’eau bleu.

Il souflait d’une façon têtu, la cheminée entre les épaules, avançant lentement le long d’une route pénible qui semblaient à chaque instants devoir s’arrêtter contre quelque énorme roché enfoncé de partout dans les nuages et dans la terre. Mais chaque fois, il trouvait une sortie, tournait à droite ou bien à gauche, ou bien il amorsait en patinant une rampe de quelques centaine de mètres.

Pour moi, je retenait ma respiration, je regardais, avec des yeux large comme des assiettes, le vide dans lequel nous nous élevions.

 

D – 1955 – « Dans ma vallée vosgienne de Louis Madelin »

A droite, a gauche, se ne son que sapins. La rivière coure, caprisieuse parfois, à traver un tapis d’herbe où paisse les bêtes ; elle sort, ruisseau cascadant, des flanc du Donon, montagne jadis sacré au sommet de laquelle on a relever un temple de ses ruines. Cet petite rivière ne se contante pas de féconder les prés et les champs ; car elle actionne sur les pentes même du Donon, des scieries auxquelles, dans la vallé, succède trente autres scieries. Il faut entrée dans ces modeste hangars ou les troncs sombre, amené de la montagne, se débite, dans une seul journée, en centaines de planches clair ; les pièds dans la sciure blanche, fraiche, odorante, on regardent sans se lasser le travail de l’artisan qui surveillent et règlent l’opération.

 

 E – 1930 – Extrait de « L’assommoir d’Emile Zola »

La noce, débouchant de la rue Saint Denis, traversa le boullevard. Elle attendis un moment, devant le flot des voitures ; puis, elle se risqua sur la chaussé, changé par l’orage en une mare de boue coulante.

L’ondé reprennait, la noce venait d’ouvrir les parapluies et sous les riflards lamentable, balancés à la main des hommes, les femmes se retroussaient, le défilé s’espassait dans la crotte, tenant d’un trottoir à l’autre. Alors, deux voyoux crièrent à la chienlie ; des promeneurs acoururent ; des boutiquier, l’air amuser, se haussèrent derrière leurs vitrines.

Au milieu du grouillement de la foule, sur les fonds gris et mouillé du boulevard, les couples en prossession mettaient des taches violentes, la robe gros bleu de Gervaise, la robe écru à fleurs imprimée de Madame Fauconnier, le pantalon jaune – canaris de Boche ; une raideure de gens endimanchés donnaient des droleries de carnaval à la redingotte luisante de Coupeau.  

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