Séjour de randonnée dans le nord du Cotentin – Du 14 au 18 septembre 2026

Dix-sept randonneuses se retrouvent de bon matin, le 14 septembre, à la gare Saint Lazare en
direction de Cherbourg.
Avant notre arrivée dans le célèbre port, nous « déballons » discrètement notre repas pour ne pas
perdre de temps et être d’attaque pour entamer notre première randonnée.
Délestées de nos valises prises en charge par les taxis, Philippe notre guide nous conduit à l’est de
la ville en direction du Cap Lévi, de son phare et de son très ancien fort napoléonien construit pour
se protéger des Anglais.

En fin d’après-midi, nous regagnons la charmante localité d’Omonville-la-Petite en bordure de mer,
lieu de notre séjour.
Le lendemain matin, Philippe nous guide sur le sentier des Douaniers à flanc de falaise entre
Landemer et l’Anse Saint-Martin.
En chemin, une belle découverte nous attend : la visite de la maison natale de Jean-François Millet,
peintre de l’Angélus et des Glaneuses. Installé à Barbizon dès 1849, le peintre ne revint qu’en de
rares occasions dans son village natal mais son œuvre témoigne de l’empreinte profonde laissée
par les paysages de la presqu’île de la Hague sur sa palette.

Tout le monde écoute l’histoire du peintre et de son enfance dans cette maison.
C’est reparti pour une marche de 15 kms avec une montée de 240 mètres et une descente non
moins difficile !

Pique-nique au milieu de ruines d’une ancienne bâtisse, la Cotentine.


Le soir, apéro surprise pour fêter l’anniversaire de… l’une d’entre nous sur un air d’harmonica joué
par Philippe. L’intéressée est un peu émue.

Mercredi, 16 km comportant une montée de 450 mètres nous attendent autour du Cap de la
Hague dont les paysages évoquent l’Irlande avec ses jolis murs de pierre et ses teintes
verdoyantes.


Port Racine niché dans l’anse de Saint-Martin sur la pointe de La Hague est l’un des plus petits
ports de France.
Nous passons au pied du sémaphore de la Hague, construit en 1863, il communique à l’aide d’un
mât muni de bras articulés et orientables.

Nous escaladons un muret pour nous retrouver devant un troupeau de vaches dont certaines,
les « Galloway » à ceinture blanche, appartiennent à une race écossaise.


Nous atteignons le port de Goury, avec sa base des Sauveteurs en Mer, puis la baie d’Ecalgrain où
nous prenons le temps d’admirer la mer, spectacle toujours renouvelé suivant la couleur du ciel.


                                               Le  petit port  de  Goury  et  la  rampe  de  lancement  des  canots  de  La  SNSM
Pause pique-nique au confort spartiate. Non loin de là un « gratte-cul » planté au milieu d’un
pré aux murets de vieilles pierres. (Murets classés…)

 


Nous parvenons à la baie d’Ecalgrain où quelques courageuses s’aventurent dans l’eau….


Retour à Omonville en passant par la maison de Prévert devenue un lieu de mémoire. Puis nous
allons voir sa tombe dans le cimetière communal.


Une sculpture en bronze représente le poète en compagnie de son ami Alexandre Trauner.
Jeudi, par un temps très pluvieux et venteux, départ matinal pour découvrir les falaises au sud du
Cap de La Hague jusqu’à Vauville. Les falaises du Nez de Jobourg figurent parmi les plus hautes
d’Europe.
Culminant à 128 mètres de hauteur, cet impressionnant promontoire rocheux offre un spectacle
exceptionnel et (par beau temps) un panorama de la Pointe de Goury jusqu’aux îles anglo
normandes.

Le vent s’engouffre dans les capes de pluie et rend la marche difficile !


Le petit port privé du Houguet, bien à l’abri des flots en hauteur dans les rochers.
Après un pique-nique au bord du chemin, nous sommes accueillies dans une grange au Petit
Beaumontais, à l’abri d’une pluie torrentielle. Merci à la charmante propriétaire du lieu !


Après les falaises, les galets. Terribles pour les marcheuses !


Vendredi après avoir chargé nos valises dans les taxis, nous prenons la direction du port de
Diélette.

De là-haut, le calvaire des dunes de Biville offre un large panorama jusqu’à La Hague.

Nous surplombons les dunes de Biville, l’un des plus anciens massifs dunaires d’Europe encore
intact. Vieux de 10 000 ans, il se présente comme une mosaïque de dunes et de petits plans
d’eaux, formé avec l’aide du vent et des marées.

 
Dernière marche en direction du port de Diélette qui assure les liaisons pour les îles anglo-
normandes que l’on peut apercevoir au loin.

 
Dernière photo du groupe avant de regagner la gare de Cherbourg, contentes de notre séjour et prêtes à
repartir pour de nouvelles aventures !
Texte et photos : Geneviève et Christiane