Nous avons choisi d’explorer un bois situé à l’est de la capitale et nous nous retrouvons de bon matin
sur le quai de la gare des Yvris-Noisy-le-Grand en direction du bois Saint Martin.

Jusqu’alors privé, cet espace est depuis novembre 2021, un lieu de promenade ouvert à tous les
Franciliens.

Nous avons un temps d’hésitation devant l’état des chemins très… boueux mais les randonneuses ne
renoncent pas ! Nous sommes en plein effort pour contourner les ornières lorsque nous entendons le
bruit d’un moteur. Une voiture maculée de boue s’arrête à notre hauteur. Serait-ce la maréchaussée ?

Le tandem qui en sort a plutôt un air de Pat’ Patrouille, tirée de la série télévisée. Après quelques
échanges et assuré de notre respect du Règlement du bois, nous obtenons une sorte de laisser
passer… En effet, faisant partie d’un Parc Régional, le bois est soumis à un régime d’autorisation de
circuler pour les groupes.

Nous poursuivons notre chemin, en ayant en tête une chanson de circonstance « La Gadoue » écrite
par Serge Gainsbourg et chantée par Petula Clark en…. 1966.
Au passage, nous apercevons la maison « de la baronne » bien abritée derrière de grands pins et un
solide grillage !

Vers midi et demi, il paraît difficile de trouver un endroit au sec pour pique-niquer. Nous nous posons
près du pont qui enjambe la voie de chemin de fer.

Le vin chaud de Marie-France et les galettes de Claudette sont les bienvenus.

Nous reprenons notre route, hors de l’itinéraire prévu pour éviter les chemins trop boueux, ce qui nous
mène après une grande boucle… à l’endroit où nous avons fait halte pour déjeuner !

A l’unanimité, nous abandonnons l’idée de revenir à la gare de départ et gagnons sagement Pontault-
Combault sur la même ligne du RER.

Le redoux dégivre lentement la glace formée autour des branches et nous recevons de plus en plus de
gouttes, au point que l’on se demande si la pluie a remplacé le brouillard ! ?

Nous sautons littéralement dans le train à quai pour être bien au chaud. Nous reviendrons peut-être
dans ce bois très préservé où même les chiens et les vélos ne sont pas admis en période de canicule !
Nous apprécierons mieux les mares et l’ombre des arbres majestueux.
Texte : Geneviève – Photos : Christiane

