Cette année, rendez-vous devant le jardin du Luxembourg et 34 personnes répondent présentes.
Le temps que le groupe se constitue, nous dégustons le gâteau de Ninou

Nous sommes accueillis par le « Faune dansant » jouant de sa flûte et qui se laisse photographier.

Puis nous nous dirigeons vers le grand bassin octogonal sur lequel évoluent aux beaux jours les bateaux et voiliers miniatures qui font la joie des enfants.

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Plus d’une centaine de statues disséminées dans les allées rendent hommage à des artistes et des personnalités, à des saintes, des reines et femmes illustres. Des figurent allégoriques et des stèles complètent ce musée à ciel ouvert.
En parcourant la terrasse, nous saluons successivement Sainte Geneviève, la patronne de Paris (1), la reine Mathilde, la femme de Guillaume le Conquérant (2), Berthe ou Bertrade dont le fils selon la chanson aurait eu une idée folle… (3) et Sainte Bathilde, reine des Francs (4).

Nous nous approchons de la fontaine Médicis élevée à la demande de Marie de Médicis.
Aujourd’hui, il est impossible d’observer les décors de la fontaine car des travaux d’entretien sont en cours. Nous ne pourrons donc pas admirer Polyphème surprenant Acis et Galatée.

Nous nous attardons devant la fontaine Eugène Delacroix érigée par Jules Dalou et située entre le Palais du Luxembourg et l’Orangerie.

Avant de sortir du jardin et rejoindre la rue Bonaparte, nous passons devant la statue réalisée par Pierre Roche intitulée « l’Effort » L’attitude du personnage laisse à penser qu’il se repose.

Devant l’Institut Liszt, centre culturel hongrois, une statue en bronze nommée « Sous le chapeau » du sculpteur Andras Lapis attire notre regard.

De l’autre côté de la rue, sur la promenade « du Rien n’est simple », baptisée en l’honneur de Sempé (titre de son premier album), nous passons devant la fontaine de la Paix dont les quatre faces décorées de bas-reliefs allégoriques du sculpteur Jean-Joseph Espercieux représentent l’Agriculture, le Commerce, les Sciences et la Paix.

La seconde fontaine sur le parcours est située place Saint-Sulpice, sur le parvis de l’église qui lui donne son nom.

Petit clin d’œil au rallye concernant une question liée à la fontaine des quatre point(s) cardinaux qui abrite quatre statues d’évêques qui n’ont jamais été nommés cardinaux.

Claude évoque le gnomon qui signifie « moyen de savoir » abrité par l’église Saint Sulpice depuis le 18e siècle. Il s’agit d’un outil de mesure astronomique. Il est représenté par un obélisque en marbre blanc de 10,72m de hauteur au pied duquel une méridienne matérialisée par une règle en laiton est enchâssée dans le sol de l’église. Une lentille installée à une hauteur de 25 m dans le vitrail du transept sud concentre les rayons du soleil qui en frappant l’obélisque ou la méridienne permettent de mesurer les solstices d’été et d’hiver ainsi que les équinoxes.

Nous laissons le boulevard Saint Germain derrière nous pour nous engager rue de l’Echaudé.
Au numéro 31, subsiste une enseigne en bois d’un commerce datant du 17e siècle

La rue Jacob était l’une des rues les plus fréquentées à l’âge d’or de Saint Germain des Prés.
Une galerie d’art a remplacé le Bar Vert lancé par Jacques Prévert. Des plaques commémoratives nous rappellent que Wagner vécut au numéro 14 et Colette au numéro 28.

La rue Visconti rend hommage à Louis Visconti, architecte qui érigea notamment la fontaine Saint Sulpice. C’est la plus longue des rues étroites de Paris où Racine mourut, où Honoré de Balzac installa son imprimerie et une garçonnière, Eugène Delacroix y logea également …

Un grand nombre de galeries d’art bordent la rue des Beaux-Arts. Nous sommes attirés par la jolie façade du 19e siècle de l’Hôtel Paris, ancien Hôtel d’Alsace. Une plaque commémorative précise qu’Oscar Wilde est mort dans ce lieu et une autre est dédiée à la mémoire de l’écrivain argentin Jorge Luis Borges qui y séjourna à plusieurs reprises.
Avant de tourner rue Bonaparte, l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, communément appelée les « Beaux-Arts » nous fait face.
Il est temps de presser le pas pour rejoindre la Passerelle des Arts qui relie le Louvre à l’Institut de France. Nous prenons quelques instants pour admirer la vue imprenable sur le Pont Neuf et l’île de la Cité qui attire peintres, photographes et amoureux du monde entier.
Nous filons quai François Mitterrand vers la rue de l’Arbre Sec et contournons l’église Saint- Germain-l’Auxerrois, un détour par la rue du Pont Neuf et bientôt nous longeons l’imposante église Saint-Eustache.



Première étape terminée, nous arrivons à l’heure au restaurant Poppy. Dans un cadre sympathique, chacun choisit sa formule auprès du personnel bienveillant.
Restauration, décontraction, relaxation mais il faut déjà partir…

Après la pause déjeuner, nous prenons la direction de la place des Victoires au centre de laquelle se dresse la statue équestre de Louis XIV de François-Joseph Bosio. Le roi Soleil est représenté en tenue d’empereur romain coiffé d’une couronne de lauriers.
Nous nous engageons dans la rue Vide-Gousset qui doit son nom aux nombreux larcins qui y étaient commis sous l’Ancien Régime. Mais aujourd’hui, « on tourne » une publicité et les figurants de l’Amicaf ne sont pas acceptés même gracieusement.

Nous modifions notre itinéraire pour traverser le passage des Deux Pavillons, le plus petit passage couvert de la capitale qui débouche rue de Beaujolais.
Avant de pénétrer dans le Jardin du Palais Royal, Françoise réveille nos souvenirs en fredonnant la comptine « Le Palais Royal » et fait l’admiration des passants.
En 1624, le Cardinal de Richelieu faisait l’acquisition de l’Hôtel de Rambouillet et différentes parcelles attenantes, devenu propriété du roi, le Palais Royal fut un haut lieu de l’histoire et de la vie parisienne. Quatre cents ans plus tard celui-ci abrite plusieurs institutions dont le ministère de la Culture, le Conseil d’Etat, le Conseil Constitutionnel et la Comédie Française.
Le jardin d’une superficie de 2 hectares est labellisé « jardin remarquable ».

La cour d’honneur accueille les 260 colonnes octogonales de Daniel Buren et les fontaines à boules de Pol Bury qui suscitèrent lors de leur installation de vives polémiques.
La fatigue se fait sentir et quelques personnes quittent le groupe place Colette puis Rue de Rivoli.
Direction le Pont du Carrousel pour retraverser la Seine et nous diriger vers l’Institut de France.
Par la même occasion, Christiane attire notre attention sur la floraison des cerisiers du Japon au printemps qui font le charme du square Gabriel Pierné que nous apercevons au début de la rue de Seine.

Edifié en 1688, le Palais du quai Conti accueillait à l’origine le collège des quatre nations dont le cardinal de Mazarin demanda la fondation par testament. L’Institut de France est une institution créée en 1795. Il rassemble les élites scientifiques, littéraires et artistiques de la nation afin qu’elles travaillent ensemble à perfectionner les sciences et les arts, à développer une réflexion indépendante et à conseiller les pouvoirs publics.
Depuis 1805, le Palais du quai Conti est le lieu de travail de l’Institut de France et des cinq académies qu’il abrite : Académie française, Académie des inscriptions et belles lettres, Académie des Sciences, Académie des Beaux-Arts et Académie des sciences morales et politiques.
Nous rejoignons la rue Mazarine qui nous amène boulevard Saint Germain, terme de notre promenade.

Les deux organisatrices apprécient les remerciements. Après cette journée bien remplie certains repartent vers leur domicile quand d’autres partagent un dernier moment convivial au café.
Texte : Joëlle – Photos : Christiane, Joëlle et Jocelyne

