Journée aux chateaux de Fontainebleau & de By – Vendredi 23 mai 2025

24 adhérents se retrouvent Porte d’Orléans pour embarquer à bord du car conduit par Cherifa, notre chauffeur pour la journée, afin de parcourir la soixantaine de kilomètres qui nous séparent du Château de Fontainebleau.

Arrivés à destination, nous traversons la cour d’Honneur en direction du majestueux escalier en fer à cheval construit à la demande de Louis XIII. L’escalier mène aux Grands Appartements et à la salle de bal mais nous emprunterons un chemin différent pour notre visite.

Après trois ans de restauration, cet escalier,  en fer à cheval, a retrouvé sa splendeur d’autrefois et on peut se surprendre à remonter le temps jusqu’au 5 septembre 1725 lors de la célébration du mariage de Louis XV avec Marie de Leszczynska ou bien le 20 avril 1814 lors des Adieux de Napoléon à sa garde

Nous faisons connaissance avec notre conférencière Sophie Michel qui nous guidera lors de cette « Découverte du Château ». Nous ne découvrirons pas l’ensemble du château mais les principales pièces caractéristiques de son histoire.

Les Grands Appartements qui comprennent les galeries des Fastes et des Assiettes, les salles Renaissance regroupant la galerie François 1er et la salle de Bal. Les appartements des souverains, la chapelle de la Trinité et le théâtre impérial.

Elle nous entraîne vers une maquette du château qui lui permet de résumer 800 ans d’histoire du XIIe siècle au second empire et de mettre en lumière l’évolution architecturale de celui-ci et de ses jardins.

Le château de Fontainebleau fut l’un des lieux de séjour préféré des rois et empereurs français, tour à tour lieu de villégiature, de chasse, ou de pouvoir. Au cours des siècles, chacun l’a façonné à son goût et y a laissé son empreinte.

Napoléon lors de son exil à Sainte-Hélène en août 1816 qualifia le château de Fontainebleau comme « La vraie demeure des rois, la maison des siècles ».

Les grands Appartements sont situés au premier étage du château.

La galerie des Fastes est la première galerie dans laquelle nous pénétrons. Aménagée par Napoléon III, elle est ornée de chefs-d’œuvre illustrant les grandes heures du château. Sully s’agenouillant devant Henri IV peint par Alexandre-Louis Millin du Perreux. Ce tableau illustre l’épisode de la réconciliation du roi Henri IV avec son ministre Sully après une querelle passagère dans l’allée des Mûriers du château de Fontainebleau.

Le baptême de Louis XIII peint par Clément Boulanger en 1834, plus de 200 ans après l’événement. La famille royale s’étant réfugiée à Fontainebleau pour fuir la peste qui sévissait à Paris, Louis XIII fut baptisé au château.

Vue de la maison royale de Fontainebleau, toile peinte en 1718 par Pierre-Denis Martin.

Le tableau de Polydore, chien de  meute  de Jean-Baptiste Oudry, peintre des chasses de Louis XV permet à Sophie d’évoquer le règne de ce roi.

La visite se poursuit dans la Galerie des Assiettes créée sous le règne de Louis-Philippe en 1840. Elle est entièrement revêtue de boiseries de style néo-Renaissance dans lesquelles 128 assiettes en porcelaine de Sèvres sont insérées. Elles représentent des événements importants des règnes des plus grands souverains, des demeures royales, des paysages ou des lieux visités par le roi.

Notre conférencière attire notre attention sur un coffret réalisé par la manufacture de Sèvres commémorant le mariage de Ferdinand-Philippe, duc d’Orléans et fils de Louis-Philippe avec Hélène de Mecklembourg Schwerin qui eut lieu au château le 30 mai 1837.

Trois des cinq plaques principales illustrent « Les trois mariages », la cérémonie civile dans la galerie Henri II aujourd’hui la salle de bal, le mariage catholique dans la chapelle de la Trinité et le mariage protestant dans l’actuelle salle des Colonnes.

Plusieurs mariages furent célébrés dans la chapelle royale de la Trinité et Napoléon III y fut baptisé en 1810.

La chapelle de la Trinité est accessible par le rez-de-chaussée mais nous la découvrons par le niveau du premier étage, entrée réservée aux souverains, ce qui permet d’admirer la voûte peinte, car il est impossible de dépasser les portes.

La chapelle de la Trinité fut commencée sous le règne de François 1er pour remplacer l’ancienne chapelle du couvent des Trinitaires. Elle fut achevée sous Henri II mais restera sans décoration jusqu’en 1608, date à laquelle Martin Fréminet fut chargé de réaliser les fresques de la voûte et des murs.

Martin Fréminet est l’un des grands noms de « La seconde école de Fontainebleau » mouvement florissant sous Henri IV.  Le décor est consacré à l’histoire de la Rédemption de l’homme.

La chapelle est reliée aux appartements du roi par une galerie : la galerie François 1er, un des lieux les plus célèbres de la Renaissance française avec la salle de bal.

Elle est construite à partir des années 1530 sur commande de François 1er.

La galerie est confiée à deux artistes italiens Rosso Fiorentino et Le Primatice qui la décorent avec des fresques, des peintures, des stucs, des lambris et un plafond à caissons.  Elle marque la naissance d’un style français baptisé « La première école de Fontainebleau ».

Les fresques représentent des scènes allégoriques de la mythologie gréco-romaine dont les couleurs et la facture de celles-ci (exagération des formes et des proportions) tendent à les rapprocher du maniérisme italien.

Outre la fleur de lys, on retrouve les symboles personnels du roi : le chiffre F et la salamandre qui sont omniprésents.

Sophie Michel décode deux fresques, « L’Éléphant royal ou L’Éléphant au caparaçon »

L’éléphant, richement décoré (caparaçon orné de fleurs de lys et du « F » royal, salamandre sur le front), représente la force, la sagesse et la pérennité du roi François 1er et « La jeunesse perdue » La scène s’inspire d’une fable antique où Jupiter accordait la jeunesse éternelle aux hommes, privilège ensuite perdu.

Elle attire notre attention sur une peinture « La nymphe de Fontainebleau ». On raconte que le roi conservait lui-même la clé et qu’il en réservait la visite à ses hôtes de marque. Au rez-de-chaussée se déployaient les appartements de bain dans lesquels François 1er exposait des tableaux précieux comme la Joconde ou la Vierge au Rocher de Léonard de Vinci.

La salle de bal, une des plus vastes pièces du château, couvre une superficie d’environ 300 m2 dans laquelle se déroulaient des bals, des réceptions, des banquets.

Conçue à l’origine comme une loggia ouverte sur la cour Ovale par François 1er, c’est son fils, Henri II qui charge l’architecte Philibert Delorme de la transformation (fermetures par de hautes fenêtres, installation d’une tribune pour les musiciens et d’une cheminée monumentale).

On retrouve ainsi le chiffre H souvent combiné avec deux D ou deux C selon qu’il s’agisse de son épouse Catherine de Médicis ou de sa favorite Diane de Poitiers et complété par le croissant de lune, l’emblème personnel du roi.

Les fresques mythologiques sont peintes par Niccolo dell’Abate d’après des dessins du Primatice.

Les appartements royaux qui accueillaient les souverains et la Cour sont constitués d’une double enfilade de 25 pièces d’apparat que nous parcourons successivement avec plus ou moins d’intérêt compte tenu du temps imparti.

Nous traversons l’ancienne chambre de la duchesse d’Etampes, favorite de François 1er, transformée en escalier par Louis XV. Les fresques conservées et réalisées par Le Primatice relatent la vie d’Alexandre le Grand. Les décors seront complétés sous Louis-Philippe.

Nous revenons sur nos pas dans l’ancienne salle des gardes qui permettait de veiller à la protection des rois lorsqu’ils dormaient dans le donjon.

Lorsque Louis XIII fit déplacer sa chambre, cette salle perdit sa fonction et devint une salle de réception. Après les transformations, il subsiste du décor Renaissance d’origine le plafond à poutres « à la française ».

Cette pièce abrite une impressionnante cheminée ornée d’un buste d’Henri IV et d’un parquet en marqueterie. Avant de sortir, nous observons un grand vase dit de la Renaissance en porcelaine de Sèvres (1832).

Salon Louis XIII. Le futur roi est né dans cette pièce le 27 septembre 1601. Initialement cabinet du roi sous Henri IV où se tenaient les audiences, il reçoit cette appellation salon Louis XIII en 1837. Cette salle est décorée de nombreux tableaux réalisés par Ambroise Dubois (seconde école de Fontainebleau) illustrant les amours de Théagène et Chariclée.

Au plafond un tableau « Allégorie du dauphin, futur Louis XIII » représente un Amour chevauchant un dauphin symbolisant la naissance du roi, entouré par Apollon, Diane, Hercule et Dejanire.

Le mobilier est principalement du second empire.

Le Salon François 1er était sous son règne la chambre de la reine Eléonore d’Autriche. Devenu antichambre de la Reine sous Louis XVI, il devient une salle de réception avec Louis-Philippe.

Le Primatice décora cette pièce de stucs et de fresques mais il ne subsiste que la cheminée qui exhibe un médaillon peint.

Les cinq tapisseries des Gobelins représentant les chasses de l’Empereur Maximilien et réalisées au XVIIe siècle ont été posées sous Napoléon III.

Un cabinet dit de l’Odyssée en ébène, meuble d’exception, typique du style Louis XIII est conservé dans cette pièce. Derrière les grands vantaux, les tiroirs sont ornés de bas-reliefs reproduisant treize scènes de la vie d’Ulysse.

Les menuisiers en ébène fabriquant ces meubles seront appelés plus tard ébénistes.

Le Salon des tapisseries regroupe des tapisseries du XVIIe siècle relatant l’histoire de Psyché et est enrichi de mobilier du Second Empire. Deux bas d’armoire décorés selon la technique Boulle associent l’écaille, le cuivre et l’ébène.

Le Grand salon de l’Impératrice était à l’origine le Grand cabinet de la Reine sous Marie-Antoinette avant de devenir un salon de jeux. L’impératrice Eugénie procéda au renouvellement de l’ameublement du grand salon. Elle préféra des meubles authentiques d’époque et son choix se porta sur un mobilier d’époque Louis XVI.

La chambre de l’Impératrice est l’ancienne chambre à coucher des reines de France de Marie de Médicis à Marie-Antoinette. Le lit séparé du reste de la salle par une balustrade en bois rappelle que cette chambre est une salle de parade.

Le lit ne fut livré qu’en 1787 et Marie-Antoinette n’eut jamais l’occasion d’y dormir, c’est l’impératrice Joséphine qui l’étrenna.

Le Boudoir de la reine était le refuge de Marie-Antoinette pour « bouder » et échapper ainsi au cérémonial de la cour.

La salle du Trône était auparavant la chambre du roi du règne d’Henri IV jusqu’à Louis XVI. C’était une chambre de parade, lieu des cérémonies de lever, coucher du roi et de réception pour les courtisans. Napoléon 1er convertit ce lieu en salle du trône.

Lieu du pouvoir, le trône sous un dais domine la salle dans laquelle sont disposés les fauteuils des conseillers et les pliants d’époque.

Cette salle est aujourd’hui en France l’unique salle du Trône existant avec son mobilier.

La salle du Conseil servit de salle de conseil ministériel de Louis XV à Napoléon 1er lorsque la cour résidait à Fontainebleau. Le plafond à caissons est peint par François Boucher, cinq panneaux représentent les quatre saisons et le soleil vainquant la nuit.

Les lambris muraux décorés de figures allégoriques comme la Force, la Justice, la Clémence, la Prudence devaient inspirer le roi durant les conseils. Le décor du XVIIIe siècle cohabite avec le mobilier et les tissus de style Empire.

La Chambre à coucher de l’Empereur fut aménagée dans l’ancien « cabinet à la poudre » de Louis XVI, pièce où l’on préparait les perruques. La pièce est richement décorée et meublée style Empire. Le lit est surmonté de l’aigle impérial et les sculptures représentent des allégories de la Gloire, la Noblesse, la Justice et l’Abondance.

La petite chambre à coucher de l’Empereur était en réalité son cabinet de travail. Il pouvait également facilement s’y reposer grâce au lit de camp installé en 1811. Le bureau mécanique de Jacob Desmalter a été conçu à la demande de Napoléon 1er.

Le salon de l’Abdication, deuxième salon personnel de l’Empereur, est célèbre pour avoir été le lieu où Napoléon 1er signa son acte d’abdication le 6 avril 1814 sur le guéridon en acajou.

Nous traversons rapidement la Galerie des portraits de la famille impériale.

Sophie nous présente le théâtre avant d’y entrer.

Avant de pénétrer dans le théâtre Impérial, œuvre de l’architecte Hector Lefuel inauguré par Napoléon III en 1857, nous accédons au Foyer Impérial où l’Empereur recevait ses invités privilégiés avant le spectacle. Ce petit espace octogonal dévoile un décor riche en dorures, tentures et canapés capitonnés.

Quelques pas et nous arrivons au balcon du théâtre, derrière l’endroit où le couple impérial s’installait. Nous découvrons une salle impressionnante sans loge, avec quatre niveaux pouvant contenir 400 places. Les boiseries peintes, l’étoffe des murs et les fauteuils en soie bouton d’or composent un décor essentiellement doré.

Il ne connaîtra qu’une quinzaine de représentations sous Napoléon III compte tenu de l’usage très privé et du coût de l’exploitation (chauffage, transports).

Abandonné entre 1870 et 2007, il a fait l’objet d’une restauration durant sept années dans le respect de l’authenticité du Second Empire. Inauguré en avril 2014 en présence du cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyan qui a, en partie, financé la restauration. Le théâtre est ouvert uniquement aux visites guidées.

Nous terminons le parcours par la visite du fumoir Carnot qui doit son nom au président de la République Sadi Carnot. Devenu palais national à la chute du Second Empire, Fontainebleau abrita les séjours d’automne du président de la IIIe République. Crée sous le Second Empire, ce salon est également connu sous l’appellation fumoir Napoléon III.

Il abrite aujourd’hui de nombreux tableaux de Rosa Bonheur, peintre animalier.

Les liens entre le château et Rosa Bonheur sont importants car l’artiste s’est rendue à plusieurs reprises au château de Fontainebleau sur invitation de l’Empereur Napoléon III et de l’impératrice Eugénie. L’impératrice l’avait décorée de la légion d’honneur dans l’atelier du château de By.

Nous remercions notre conférencière, Sophie Michel, pour son intervention captivante et d’une grande richesse. Par ses commentaires, elle a donné vie aux lieux et aux personnages historiques.

Nous déjeunons au restaurant « Les Petites Bouches de l’Empereur » après un contretemps et quelques inquiétudes car la réservation n’avait pas été enregistrée au niveau du restaurant.

Nous dégustons des verrines pour les entrées et les desserts, le plat principal est servi dans une cocotte de fonte.

La terrasse du restaurant, située à proximité de la porte Dorée décorée par Primatice, offre une vue sur le Grand Parterre conçu par Le Nôtre et sur l’étang aux Carpes où l’on peut voir les poissons sauter et une foulque nicher en son milieu.

Il est temps de retrouver Cherifa pour notre seconde destination : le Château de By à Thomery.

Arrivés sur place, nous rencontrons la conférencière qui nous accompagnera durant cette visite.

Grâce au fruit de son travail, notamment à la vente de son tableau « Le Marché aux chevaux », Rosa Bonheur, peintre animalière acquiert le château de By en 1859 à l’orée de la forêt de Fontainebleau. L’artiste y passera les 40 dernières années de sa vie accompagnée successivement de deux amies peintres Nathalie Micas (1824-1889) puis Anna Klumpke (1856-1942). Elle fera de cette dernière sa légataire universelle.

En septembre 2017, Katherine Brault achète la propriété aux descendants d’Anna Klumpke et entreprend sa restauration afin de l’ouvrir au public.

Rosa Bonheur, femme indépendante fut la première femme à vivre de son art. Artiste spécialisée dans la peinture animalière, reconnue en Europe et aux Etats-Unis, elle peint de grands formats, plutôt réservés aux peintres masculins.

Elle fut également la première femme à acheter un bien à son propre nom et à recevoir la légion d’honneur. Tombée dans l’oubli après sa mort, elle retrouve sa notoriété grâce aux expositions organisées deux cents ans après sa naissance.

Rosa Bonheur charge l’architecte Jules Saulnier de lui construire au premier étage, au-dessus de la remise et de la buanderie, l’atelier dans lequel nous nous trouvons. Il s’agit d’un atelier-musée car le temps s’est arrêté le 25 mai 1899 au décès de Rosa Bonheur.

A l’occasion du bicentenaire de la naissance de Rosa Bonheur (1822-1899), l’exposition du musée d’Orsay nous a permis de mesurer le regard qu’elle portait sur la nature qui l’entourait plaçant les animaux au centre de sa création artistique à travers les 200 œuvres exposées (peintures, sculptures, photographies, arts graphiques).

Dans l’atelier, les objets du quotidien, son chevalet qui présente un tableau inachevé « Les chevaux sauvages fuyant l’incendie », les études, ses carnets de croquis, son tabouret, sa palette, nous permettent de capter l’atmosphère qui se dégage des lieux.

Un portrait en pied de l’artiste vêtue de sa blouse bleue, peignant des chevaux, réalisé par la peintre américaine Anna Klumplke y contribue largement.

De nombreux animaux empaillés peuplent l’atelier mais il ne s’agit pas de trophées de chasse. Le parc abritait de nombreux animaux et Rosa Bonheur ne voulait pas se séparer d’eux à leur mort. C’est ainsi que nous faisons la connaissance de sa jument favorite Grisette, le sanglier Kiki, le caïman Patrocle, le loup Ernest et la lionne Fatma.

L’imposante cheminée est décorée avec deux têtes de chiens sculptées par son frère Isidore.

Au fond de l’atelier une petite pièce constitue le laboratoire photographique dans lequel Rosa Bonheur étudiait les photos des animaux.

Avant de gravir l’escalier qui mène au grenier aménagé nous passons devant un portrait de Rosa Bonheur réalisé par Anna Klumplke. L’artiste arbore la Légion d’honneur remise en 1865, pour la première fois à une femme, par l’impératrice Eugénie dans ces mêmes lieux.

L’exploitation des greniers restés en l’état depuis plusieurs générations révèle de nombreuses richesses environ 70 000 documents divers : factures de taxidermistes, lettres, dessins, esquisses, objets et un trésor parmi d’autres : la toile préparatoire du Marché aux chevaux.

On découvre un nouvel espace d’exposition aménagé dans un des greniers qui peut également servir de salle de séminaire grâce à l’aménagement astucieux.

En effet chaque tablette une fois levée, découvre une petite vitrine qui renvoie au quotidien de Rosa Bonheur : des dessins, des correspondances, des petits tubes de peintures, des sculptures, des effets personnels…

On peut lire l’autorisation de travestissement délivrée en 1857 par la Préfecture de Police lui permettant de porter des pantalons plus pratiques que des vêtements féminins pour se rendre dans les foires ou les abattoirs.

À côté des esquisses, une vitrine murale protège la tenue d’un chef indien offerte par Buffalo Bill lors son passage à Paris en 1889. Celui-ci lui demanda de peindre son portrait, Rosa Bonheur exauça son souhait mais en le représentant sur un cheval.

Le musée est complété au rez-de-chaussée par le salon de thé et la librairie. A l’étage la chambre de Rosa Bonheur, celle de Nathalie Mica et l’atelier d’hiver,  transformés en chambre d’hôtes permettent de séjourner au château.

16h30 : le temps est venu de repartir après une journée riche en échanges et en découvertes. Nous arriverons sans encombre à la porte d’Orléans, Cherifa ayant évité le blocage des taxis en quittant l’autoroute un peu avant Paris.

Texte : Joëlle – Photos : Jeannette, Jocelyne.