Ce séjour à Marseille a été émaillé de contretemps et de mésaventures fort heureusement sans conséquence grave. Pour exemple, le mardi 29 septembre au soir, un mail adressé à l’AMICAF nous informait de différents changements : ordre des visites, nouveaux restaurants, il nous a fallu revoir les itinéraires, les moyens de transports, et ce n’est qu’un début !
MARDI 30 SEPTEMBRE 2025
Gare Saint Charles
Hôtel Toyoko Inn
Nous arrivons en gare de Marseille Saint Charles avec retard du à un dysfonctionnement de la signalisation, auquel s’ajoutera celui des personnes chargées d’acheter les titres de transport aux guichets de la Régie des Transports Marseillais qui s’engageront dans la mauvaise direction. Nouvel incident de parcours, une fois tous réunis à notre hôtel Toyoko Inn, nous prenons le bus 49, une fois encore, en sens inverse. Nous arrivons au restaurant « Chez Madie, les Galinettes » avec un tel retard que nous ne pourrons pas être au rendez-vous à la grotte Cosquer. Appel à l’Office du Tourisme afin qu’un autre créneau nous soit proposé.
Le groupe marseillais (21 amicafiens et amicafiennes)
Le repas se déroule dans une bonne atmosphère, il fait beau, nous sommes en terrasse avec vue sur la « Bonne Mère » et le plat local, la bourride est excellente.




Après le repas, direction le musée Regards de Provence, avenue Vaudoyer où nous empruntons un mini bus très confortable, en compagnie de Corinne, notre conférencière qui nous fait découvrir les différents quartiers de Marseille. Voyage au cours duquel nous ferons un arrêt à Notre Dame de la Garde pour une visite complète.

Nous traversons le quartier de La Joliette, et Corinne nous parle des entrepôts que nous voyons sur notre gauche.
En 1853, la municipalité se décide enfin à établir des docks sur des terrains cédés par l’Etat, l’exploitation en sera confiée à une compagnie privée. Paulin Talabot, qui est à la tête de La Compagnie Des Docks et Entrepôts de Marseille, gère les docks. Il est le premier à comprendre qu’un port moderne doit être articulé avec le transport ferroviaire. C’est ainsi que la voie ferrée rentre directement au cœur des Docks qui seront donc construits au Lazaret où il est possible de stocker 150 000 tonnes de marchandises, qui pourront ensuite être acheminées via la voie ferrée vers Lyon ou Paris. La Compagnie des Docks et Entrepôts de Marseille confie les travaux au jeune architecte Gustave Desplaces. La construction va s’étendre de 1858 à 1864.
Marseille s’est ainsi doté d’un vrai port, digne de son statut de « porte de l’Orient ».
Le style choisi est directement inspiré des docks de Londres. Mais présente une particularité assez unique. Le complexe comprend 4 entrepôts autour de quatre cours, pour symboliser les quatre saisons. Les 52 portes correspondent au nombre de semaines, et il y a sept niveaux correspondant au nombre de jours dans une semaine. L’ensemble du bâtiment mesure 365 mètres de longueur, comme le nombre de jours dans une année. L’ensemble de l’édifice reste fonctionnel jusqu’en 1988, date où l’activité industrielle des docks est arrêtée, les locaux sont laissés à l’abandon.
En 1991, une société rachète les Docks. Dès 1992, les travaux commencent et les docks sont progressivement restaurés avec la volonté de respecter l’architecture initiale et de conserver une part d’histoire de Marseille intacte. L’architecte Éric Castaldi a imaginé les nouveaux lieux comme une agora méditerranéenne ouverte sur le quartier. L’ouverture est au centre du projet, les fenêtres ont été agrandies, une partie du toit a été remplacée par des verrières créant des atriums. Une rue intérieure permet de circuler d’un bâtiment à l’autre. Aujourd’hui, tout est complètement réhabilité et les bâtiments restaurés abritent désormais des administrations, quelque 220 entreprises y emploient plus de 3000 personnes. Le plaisir des yeux n’est pas en reste, les cours intérieures sont mises en valeur, des bassins font leur apparition. Le rez-de-chaussée est occupé par des commerces, des bars et des restaurants, assurant la convivialité du lieu la journée mais aussi en soirée. Avec l’ouverture du grand centre commercial des « Terrasses du Port » qui se trouve juste en face des Docks, le quartier de la Joliette vit une renaissance. Une fois de plus l’avenir de la métropole phocéenne passe par les Docks qui attire les personnes venant visiter Marseille.
Nous admirons la Major située également dans le quartier de la joliette

La cathédrale Notre-Dame-de-la-Major, dite La Major, est le siège de l’archevêque de Marseille. Elle est parfois appelée Sainte-Marie-Majeure, du nom du sanctuaire qu’elle accueille en son sein.
Elle fut construite en style néo-byzantin entre 1852 et 1893 sur les plans de l’architecte Léon Vaudoyer. Située dans le 2e arrondissement, elle se dresse sur l’esplanade Jean-Paul II, entre le Vieux-Port et le port de la Joliette, sur l’emplacement de l’ancienne cathédrale du XIIe siècle, d’où vient le nom provençal de « Major ». Son architecture et sa décoration intérieure, en marbre et porphyre lui donnent un aspect particulier pour un édifice religieux. Elle a été érigée en basilique mineure par Léon XIII le 24 janvier 1896. Depuis le Ve siècle, plusieurs édifices religieux se succèdent à cet emplacement. La cathédrale actuelle, la nouvelle Major, s’élève à l’ouest des vestiges de l’ancienne cathédrale romane, la vieille Major. Mais les destructions et les fondations nécessaires à l’implantation de la nouvelle cathédrale ont révélé l’existence d’une troisième église paléochrétienne et du plus grand baptistère des Gaules établis sur le même site
Arrêt au bas des marches de ND de la Garde, l’ascension sera difficile.

Efforts récompensés, le parvis offre une vue à 360° sur la ville et sur la mer.


Puis, nous entrons dans l’église, assis sur les bancs, nous écoutons Corinne nous raconter son histoire.
En 1214, Pierre, un prêtre de Marseille, veut édifier un petit sanctuaire voué à la Vierge Marie. Il choisit un triangle rocheux en haut d’une colline, La Garde, et y fait bâtir une petite chapelle. Le sanctuaire est, de fait, nommé Notre-Dame de la Garde.
La basilique Notre-Dame de la Garde, souvent surnommée « la Bonne Mère », est une basilique mineure de l’Église catholique datée du XIXe siècle. Emblème de Marseille, dédié à Notre-Dame de la Garde, protectrice de Marseille avec saint Victor, ce sanctuaire marial est un site classé depuis 1917.
Construite par l’architecte protestant Henri-Jacques Espérandieu dans le style romano-byzantin et consacrée le 5 juin 1864, elle remplace celle édifiée en 1214 et reconstruite au XVe siècle. Bâtie sur les bases d’un fort du XVIe siècle construit par François Ier en 1536 pour résister au siège de Charles Quint, la basilique comporte deux parties : une église basse ou crypte, creusée dans le roc et de style roman et au-dessus une église haute de style romano-byzantin. A l’intérieur, on compte près de 1200 m² de mosaïques et 12 millions de tesselles, petites pièces de verre. A l’extérieur, les pierres sont blanches et vertes. Le blanc vient du calcaire de Calissane, le vert de la région de Florence. Le clocher carré de 41 mètres de haut est surmonté d’une tourelle de 12,5 mètres qui sert de piédestal à une statue monumentale de 11,2 mètres de la Vierge à l’Enfant réalisée en cuivre doré à la feuille d’or par la maison Christofle que nous ne verrons pas, elle est en restauration.
Corinne nous indique que la basilique recèle de très nombreux ex-votos parmi lesquels des ex-voto marins. Ils constituent la plus grande collection de France, voire d’Europe.





17h30, le rendez-vous est fixé près du car. Et nouvel incident, heureusement pas trop grave. Alain ne souhaitant pas faire l’ascension est resté au bas des marches. Il n’est pas au rendez-vous et ne répond pas au téléphone. Il a chuté et n’a pu se relever seul. Fort heureusement, Sofiane, notre chauffeur l’avait repéré. Le couple ne dinera pas avec le groupe et repartira, par précaution, le lendemain matin après nous avoir rassurés.
Le car nous conduira jusqu’au grand bar des Goudes « le bout du monde », nous continuerons notre tour panoramique jusqu’au restaurant : la corniche Kennedy, le Palais du Pharo, la Plage des Catalans, club des nageurs de Marseille, le monument aux morts….

Le palais du Pharo est un monument marseillais dont la construction est ordonnée par Napoléon III pour l’impératrice Eugénie dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il appartient aujourd’hui à la ville de Marseille et accueille des congrès et diverses manifestations. Il domine la passe du port, côté mer, ainsi que le jardin du Pharo, côté ville.
Les Catalans constituent un quartier du bord de mer de Marseille, au début de la corniche. Alphonse V après des déboires militaires dans le Sud de l’Italie. En revenant en Aragon, il passe par Marseille et attaque la ville. Les fantassins débarquent sans doute sur ce qui deviendra la plage des Catalans, les navires aragonais et les galères catalanes envahissent le Vieux-Port. La ville mal défendue succombe. Les assaillants aragonais et catalans emportent comme trophée la lourde chaîne que l’on remontait le soir afin de barrer l’entrée du vieux port. Les relations entre les pêcheurs catalans et les Marseillais seront plus apaisées au XVIIIe siècle.
Après la grande peste de 1720, les Catalans ont eu droit de pêcher dans les eaux marseillaises. Ils s’installèrent dans une infirmerie désaffectée près de la plage qui devint la plage des Catalans. Au XIXe siècle, la mode est aux bains de mer et les sportifs investissent peu à peu cette plage protégée des grosses vagues et en pente douce, faisant alors refluer progressivement les pécheurs catalans. En 1921, le cercle des nageurs de Marseille s’y implante et connaitra une forte renommée à partir de 2004 grâce à Laure Manaudou.
Le monument aux Morts – Armée d’Orient et Terres lointaines, nous le croisons sur la Corniche Kennedy
DINER AU GRAND BAR DES GOUDES

Les Goudes se trouvent à l’extrême sud de Marseille, à la porte du Parc national des Calanques. Les Goudes en provençal LEI GOUDO, la présence d’une source aurait donné aux Goudes son nom, qui proviendrait du mot gour, qui signifie « eau » en provençal. Là encore, le diner est excellent, une bourride beaucoup plus locale qu’à midi.
Retour par le bus 20, puis le 19 et enfin le métro ligne M2 jusqu’à la gare Saint Charles. En descendant dans la station du métro, nous entendons les « mugissements » des supporters de l’OM qui affronte un club d’Amsterdam. C’est très impressionnant ! Nous retrouverons nos chambres avec soulagement, la journée fut longue et pleine d’émotion.
VISITE HISTORIQUE DU CENTRE DE MARSEILLE, LE QUARTIER DU PANIER – Mercredi 1er octobre
Le rendez-vous est fixé devant l’hôtel de Ville. Nous arrivons encore avec retard car l’une d’entre nous est retournée à l’hôtel ayant oublié son pass. Nadia, notre conférencière nous y attendait avec impatience.





Situé au cœur du Vieux-Port, l’Hôtel de Ville est un des rares édifices à avoir survécu à la destruction du quartier, sous l’occupation allemande, en 1943. Dès le XIIIe siècle, l’emplacement actuel de l’Hôtel de Ville est occupé par la Maison de Ville qui réunissait les marchands et les consuls de la ville. Ce n’est qu’en 1653 qu’est posée la première pierre du bâtiment actuel, sur proposition du premier consul, Gaspard de Villages.
Construit selon les plans de Mathieu Portal et Gaspard Puget (frère de Pierre Puget), l’édifice est connu des anciens Marseillais sous le nom de « la Loge » (dérivé de l’italien « loggia »). Il doit beaucoup aux palais génois de l’époque. Pierre Puget, lui, n’aurait réalisé que l’écusson, placé au-dessus de la porte principale. Le bâtiment sera terminé et occupé à partir de 1673. Il sera agrandi au XVIIIe siècle, grâce à l’élargissement du quai, l’achat et l’alignement de maisons voisines.
Pendant la Révolution française, soupçonné d’avoir servi de repaire aux fédéralistes, il échappe de justesse à la démolition.
Le bâtiment fait partie d’un projet d’alignement d’immeubles sur deux rangs, dus à l’architecte Fernand Pouillon, afin de combler la rive nord du Vieux-Port, après la destruction du quartier du Panier par les allemands durant la deuxième guerre mondiale. Tout le secteur de la Tourette avait été vidé de ses habitants puis rasé, à l’exception de l’hôtel de ville et de rares immeubles remarquables. La construction de l’ensemble commence en 1949 avec la collaboration d’Auguste Perret. Une galerie ombragée est ouverte sur le port par des arcades, qui permettent à nombre de restaurateurs d’offrir des terrasses aux touristes.
Nous entreprenons la montée du quartier du Panier qui se trouve en son point culminant à 35 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Auparavant, nous nous arrêtons devant la statue Janus, buste double dont les visages accolés sont opposés l’un à l’autre, représentant deux explorateurs mythiques de la cité phocéenne : Euthymènes et Pythéas. Elle est l’œuvre de l’architecte Yvan-Pierre Gouirand en 1978 et à côté, l’un des rares vestiges de l’Antiquité, quelques pierres de ce qui fut des thermes subsistent.
Puis, nous admirons La Maison Diamantée

Édifiée par de riches commanditaires d’origine espagnole et italienne, la Maison Diamantée sera habitée par de grandes familles marseillaises. Elle est exceptionnelle par le décor de bossage en pointe de diamants de sa façade et les décorations de son escalier à caissons. Elle est classée Monument Historique en 1925.
Ce quartier longtemps affublé de mauvaise réputation, de « coupe gorge » était évité par beaucoup de marseillais. Aujourd’hui, les choses semblent s’être inversées. C’est un lieu très prisé par les touristes qui y voient un « petit Montmartre marseillais » avec ses boutiques d’artisanat, ses petits bistrots et restaurants. Avec le phénomène « Plus belle la vie » une nouvelle génération de visiteurs arpente les marches du quartier.




La Vieille charité
Située au cœur du quartier du Panier, le bâtiment édifié au XVIIe siècle, sur les plans de Pierre Puget, abritait les indigents et les pauvres de la ville. L’hospice est représentatif de l’architecture du XVIIe siècle, en particulier du fait de la présence de la chapelle de Puget et de sa coupole ovoïde. Perdant progressivement sa vocation à la fin du XIXe siècle, il était proche de la disparition dans les années 1950, occupé seulement par des habitants pauvres vivant dans des conditions misérables. La chapelle et l’hospice ont été classés « monument historique » par arrêté du 29 janvier 1951. L’ensemble ayant fait l’objet d’une rénovation profonde dans les années 1960 à 1980, est aujourd’hui l’une des nombreuses institutions culturelles de la Ville de Marseille.
L’Eglise des Accoules
Depuis le XIe siècle s’élève ici une petite église paroissiale dédiée à Notre-Dame des Accoules. L’église a été reconstruite au 13e siècle ainsi que le clocher de la Tour Sauveterre qui sonnait le tocsin et convoquait le Conseil de Ville. L’ensemble a été partiellement rasé en 1794 et l’église a été rebâtie sur un plan centré (type d’église circulaire ou polygonal par oppostion à un plan basilical ou en croix latine) peu avant la Monarchie de Juillet. Il ne reste aujourd’hui que le clocher surplombant une ancienne tour.
La Place de Lenche
La place de Lenche est située sur l’ancienne agora grecque depuis laquelle les citoyens pouvaient surveiller les activités du port. A l’origine, la place était fermée des quatre côtés et c’est au sud qu’au Ve siècle, Saint Cassien fonda le couvent des religieuses de Saint-Sauveur faisant ainsi face au monastère de Saint-Victor sur l’autre rive du port.
Sous la place, se trouvent les caves Saint-Sauveur qui seraient en fait les citernes de la ville grecque du IIIe siècle avant J.C. Classées “Monument Historique” en 1840, elles sont considérées comme un monument antique intact mais demeurent inaccessibles. Le nom de Lenche vient d’une famille Corse, Lincio, qui au 16e siècle a marqué fortement la place en y installant un atelier de corail, des magasins et en se faisant construire un somptueux hôtel particulier.
La partie Sud de la place a été démolie selon les plans des autorités allemandes durant l’hiver 1943 et des immeubles ont été reconstruits en contrebas dans les années 1950.
La Place des Moulins
Point culminant de ce quartier atypique, cette place doit son nom à la présence d’une quinzaine de moulins à vent au XVIIe siècle. Aujourd’hui subsistent des vestiges de trois d’entre eux qui ne sont malheureusement pas visibles puisqu’ils sont englobés dans des maisons. En 1850, fut construite la citerne des Moulins qui se trouve sous la place, à 35 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Le Street Art
L’art de rue à Marseille a vraiment connu un essor fulgurant dans les années 80 et s’est accentué en 2013 lors de l’année « capitale européenne de la Culture » à Marseille. Ainsi, certains quartiers comme celui du Panier sont devenus de véritables écrins pour le street art avec la bénédiction des autorités locales.
A nouveau, le sort s’acharne, l’une d’entre nous est victime d’un vol (porte feuilles), accompagnée d’une autre participante, elles partent porter plainte et engager toutes les démarches nécessaires, nous ne les retrouverons qu’au diner.
DEJEUNER « AUX BUFFETS DU VIEUX PORT »
Cette fois, chacun choisit ses plats.

EMBARQIUEMENT POUR LES CALANQUES
En chemin, nous admirons l’église des Augustins ou de Saint-Ferréol les Augustins, dit aussi sanctuaire Saint-Ferréol, situé sur le quai des Belges. L’église a été confiée par l’archevêque de Marseille à la Compagnie de Jésus (jésuites) depuis septembre 2017.

Puis, nous sommes surpris par l’Ombrière du Vieux-Port de Marseille ou miroir du Vieux-Port, sorte de miroir géant de style design–futuriste conçue par l’architecture Norman Foster et le paysagiste urbaniste Michel Desvigne dans le cadre de Marseille-Provence 2013.
A 15h00, nous embarquons pour les calanques dont voici le trajet jusqu’à la limite de la ville de Cassis



Château d’If La vraie grotte Cosquer

Des dauphins dans le sillage du bateau
En quittant le navire, nous empruntons un bus pour nous rendre à la grotte Cosquer et arrivons juste avant la fermeture. Embarquement immédiat…
VISITE DE LA GROTTE COSQUER
Nous accédons à la grotte située au niveau – 2 sous la mer par un ascenseur. Par groupe de six, nous prenons place à bord des « modules d’exploration » et partons pour 35 minutes d’expédition dans la grotte préhistorique sous la mer.
Reproduite à l’identique, nous y admirons les dessins, gravures, peintures, empreintes de mains et autres stalagmites et stalactites datant de plus de 30 000 ans.



Le dispositif est « bluffant », la réplique magnifique, nous sommes tous subjugués.
Nous reprenons le bus pour nous rendre au restaurant UNM très excentré et rencontrons des difficultés à le trouver.

Il s’agit du restaurant de l’Union Nautique Marseillaise (UNM). Fondé en 1882, c’est le plus ancien club nautique de Marseille, succédant de quelques années à la Société des Régates du Havre, fondée en 1838. L’UNM a été choisi pour 2024 en tant que l’un des 10 centres de préparation aux Jeux Olympiques à Marseille. Ces équipements ont été sélectionnés par Paris 2024 pour accueillir les délégations du monde entier, le temps d’un stage de préparation, ou comme base arrière pendant les Jeux.
Le diner est excellent et nous sommes face à la mer, une nouvelle fois.
Mais nouvel incident : plus de bus après 22h00, s’en suit une longue marche à pied jusqu’au vieux port pour prendre la navette de nuit, quelques énervements se manifestent…
VISITE DU MUCEM – Jeudi 2 octobre

A notre arrivée, notre conférencière Maria se propose de nous accompagner, dans un premier temps, dans la visite du bâtiment proprement dit, puis dans celle de la collection permanente « Populaire ».

Le Musée des Civilisations de l‘Europe et de la Méditerranée (MUCEM) est un musée national, inauguré par le président François Hollande, le 7 juin 2013, Marseille était alors capitale européenne de la culture. Sa construction est l’œuvre de l’architecte français Rudy Ricciotti.
En créant ce musée à Marseille, l’État a doté la deuxième ville de France d’un équipement culturel majeur, placé sous la tutelle du ministère de la Culture.
C’est un cube de 72 mètres de côté à l’apparence singulière avec sa résille de béton qui ceint les façades. Le bâtiment est soutenu par 309 piliers moulés en béton fibré ultra-hautes performances (BFUHP), le même matériau composant les deux passerelles sur vérins. L’ambition architecturale du Mucem était d’expérimenter les qualités de ce matériau à l’échelle d’un bâtiment de soixante-douze mètres de côté sur dix-huit de hauteur. Deux rampes extérieures s’élancent depuis le rez-de-chaussée jusqu’à la terrasse.
Les collections du MUCEM sont constitués par les fonds historiques du Musée national des arts et traditions populaires, les collections européennes du musée de l’Homme et celles acquises depuis le début des années 2000 dans une volonté d’ouverture vers la Méditerranée et le monde contemporain.
L’exposition permanente « Populaire » que nous visitons a été imaginée comme un espace de découverte visant à mettre en évidence le caractère profondément humain des objets et témoignages. Le parcours propose donc un cheminement au gré de grandes catégories empruntées au vocabulaire de l’histoire des arts et des techniques : « peinture », « sculpture », « arts du métal », « céramique », etc… en rompant avec la hiérarchisation habituelle entre beaux-arts et arts populaires.
Les métiers de la peinture :

L’écailliste, sculpteur

Portraits du boucher et de la charcutière, peintures au service du petit commerce

Travail du bois au service des arts forains

L’ébéniste

Le street art

A la fin de la visite, nous montons sur le toit et empruntons la passerelle pour visiter le fort Saint Jean, certains feront le tour du chemin de ronde, d’autres visiteront l’exposition « Amazighes » nouvelle appellation pour la culture berbère.



DEJEUNER SUR LE « ROOFTOP » DU MUCEM
Dernier incident, nous ne pourrons déjeuner, au restaurant d’Henri Cosquer, Le France, initialement prévu, les cuisiniers de l’établissement sont soit en vacances, soit en maladie ou en grève… pas de restauration.

Il fait beau et décidons de déjeuner sur le toit du Mucem au restaurant La Terrasse. Claude se charge des commandes de chacun et du service avec Joëlle.
Nous prenons le temps de déjeuner car compte tenu des difficultés de transports dues aux grèves, effectuer la visite du Palais Longchamp parait osé, nous rejoignons donc l’hôtel pour reprendre nos bagages et aller tranquillement à la gare, notre TGV étant bien maintenu malgré la grève.
Pour clôturer le tout, notre train arrive avec une demi-heure de retard à Paris !!!
Texte : Jocelyne – Photos : Claude, Denise, Jacqueline, Jeannette, Jocelyne

