PREMIERE DICTEE – Mercredi 26 janvier 2026

Nous sommes huit amicafiennes (Jacqueline Jeannette, Joëlle, Jocelyne, Denise, Lucienne, Ninou, Geneviève) à avoir répondu présentes à la première « dictée » de l’année.

Pour nous mettre « en jambes », nous commençons par la dictée du Certificat d’Etudes Primaires de 1954 : « Le premier feu », vu par la chatte de Colette. Peu de difficultés et peu de fautes.

Puis, nous recherchons à partir de leur définition des mots peu usités, pour exemple : comment s’appelle la zone entre les sourcils : la glabelle ou encore comment nomme-t-on un passionné des chats : ailurophile, Geneviève nous donnant pour chaque mot son étymologie.

Nous abordons, ensuite, une série de mots souvent écorchés : infractus au lieu d’infarctus ou encore obnibulé au lieu d’obnubilé et quelques autres.

Puis, nous attaquons la dictée la plus difficile au monde ! la dictée de Prosper Mérimée.

Proche de l’impératrice Eugénie, Mérimée est un habitué de la Cour de Napoléon III.  La légende qui entoure cette fameuse dictée veut qu’il l’aurait élaborée en 1857 afin de distraire l’Empereur et son épouse.

Phénomène des salons aristocratiques, la dictée est en vogue et chacun essaie de faire le moins de fautes possibles. Napoleon III aurait fait 75 fautes, l’impératrice Eugénie 62, Alexandre Dumas junior 24 et le Prince de Metternich, ambassadeur d’Autriche, seulement 3 fautes.

A la fin de la dictée, les principaux pièges à éviter font l’objet de discussion, voire d’étonnement car la réforme orthographique de 1990 sous l’impulsion du conseil supérieur de la langue française, a eu pour but de simplifier ou supprimer certaines incohérences pour quelques mots de français.

Quelques exemples :

Ambiguïté : de l’adjectif ambigu, depuis la réforme orthographique de 1990, le tréma est déplacé sur le u pour « éviter » les difficultés de lecture.

Dîner : l’orthographe « diner » sans accent circonflexe est désormais autorisée

Exiguës : la réforme autorise le tréma sur le u « exigües ».

Paraître : depuis la réforme, l’accent circonflexe peut être supprimé.

Événement : l’accent grave sur le deuxième « é » est autorisé depuis la réforme « évènement« .

Certaines règles orthographiques ou grammaticales oubliées :

Sainte-Adresse : « Saint » ou « Sainte » est relié au nom qui suit par un trait d’union dans les noms de rues, de places, de villes. Lorsqu’il s’agit d’un saint, le trait d’union est supprimé.

Tout entière : « tout » a valeur d’adverbe et donc invariable

« La douairière s’est laissé entraîner » : lorsque le sujet ne fait pas l’action de l’infinitif, le participe passé est invariable.

Ou bien encore le mot que l’on croyait féminin, est en réalité masculin, et conduisant parfois à la faute d’accord de l’adjectif qui le suit :

Effluve est un nom masculin, dans le texte « les effluves embaumés » embaumés est un participe passé employé comme adjectif qui s’accorde en genre et en nombre avec effluves.

Arrhes est un nom féminin pluriel – dans le texte « les arrhes qu’étaient censés avoir données la douairière et le marguillier » Le sujet de la phrase est « la douairière et le marguillier » et le complément d’objet direct est « qu’» (mis pour « arrhes »). « données » est un participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir » qui s’accorde avec « arrhes » puisque le COD est placé avant « avoir données ».

Nous avons parfait nos connaissances dans la bonne humeur et les fous rires. Un après-midi (au masculin, conseillé par la réforme !), un excellent exercice pour nos « cerveaux », à renouveler (prochaine séance le 25 février à 14h30) avec un peu plus de participants peut-être ?

Texte : Jocelyne