PROMENADE « LES PLUS BELLES FACADES ART NOUVEAU DU TROCADERO AU METRO EGLISE D’AUTEUIL  » – VENDREDI 25 SEPTEMBRE 2026

Point de départ idéal pour partir à la recherche de l’Art nouveau, un groupe de treize personnes se retrouve place du Trocadéro à proximité du cimetière de Passy. 

Mouvement artistique de la fin du 19e et début du 20e siècle, l’Art nouveau s’appuie sur l’esthétique des lignes courbes et met en avant des motifs inspirés de la nature : fleurs, lianes, insectes. 

Nous descendons tranquillement vers le sud du 16e arrondissement, le numéro 39 de la rue Scheffer nous offre un remarquable immeuble en angle construit en 1911 par l’architecte Ernest Herscher.

La façade associant pierre de taille blonde et brique vieux rose présente des bow-windows, des balcons arrondis décorés de ferronnerie et des motifs floraux sculptés par Pierre Seguin. Nous nous émerveillons en observant les fenêtres du 5e étage couvertes de toits en forme d’ombrelles.

 

Rue Eugène Manuel, deux immeubles construits en 1926 par l’architecte Henri Dubouillon permettent d’évoquer l’Art déco qui succédera à l’Art nouveau.

  

Plus loin, à l’angle des rues Eugène Manuel et Claude Chahu se dresse l’immeuble « Les Chardons » imaginé et conçu par Charles Klein en 1903. La façade fut lauréate du concours de façades de la ville de Paris en 1903.

 

La structure de l’immeuble en béton armé est ornée de céramiques aux teintes jaune d’ocre et vert amande d’Emile Müller. On remarque des mascarons et des représentations de chardons qui ont donné son nom à l’immeuble. Les ferronneries d’Auguste Dolinger et en particulier celle du portail attire notre attention.  

Dans la rue Chernoviz, nous trouvons plusieurs immeubles Art nouveau d’Albert Vêque, d’Auguste Jalabert et Honoré Cadilhac qui côtoient des immeubles de style haussmannien. 

   

Rue Raynouard, nous dépassons la maison de Balzac fermée pour travaux jusqu’en novembre 2026. Au numéro 51, un immeuble Art déco construit et habité dans les années 30 par l’architecte Auguste Perret.

   

A l’emplacement de l’ancien hôtel particulier de Valentinois démoli au 20ème siècle, une inscription sur le pan de l’immeuble rappelle la pose du premier paratonnerre par Benjamin Franklin qui séjourna dans ce lieu.  

Nous laissons sur la gauche la Maison Radio France pour pénétrer dans la rue Jean de La Fontaine. Un petit parcours presque entièrement dédié à Hector Guimard (1867-1942) figure emblématique du mouvement Art nouveau en France s’offre à nous. 

Mouvement artistique et architectural aussi surprenant qu’éphémère (1890-1910 environ), l’Art nouveau cherche à rompre avec des styles anciens, notamment à Paris avec la stricte réglementation haussmanienne.

Les architectes expérimentent alors de nouvelles formes urbaines caractérisées par des lignes courbes ainsi que des motifs organiques et utilisent de nouveaux matériaux (fer, béton).

L’Art Nouveau connaît un succès considérable mais fut moqué par certains critiques qui le surnommèrent « style nouille ».

     

Le Castel Béranger achevé en 1898, ancien immeuble où vécut Hector Guimard est considéré comme l’oeuvre fondatrice de celui-ci et particulièrement connu pour la façade, la porte d’entrée et les ferronneries. La façade affiche un mélange de pierres, briques, meulières, céramiques et fer forgé ainsi qu’un décor inspiré de formes végétales et animales. Il fut surnommé le « Castel Déranger » en référence au « style nouille » mais le premier prix de plus belle façade de Paris lui fut attribué.

 

Un peu plus loin, un groupe de six immeubles en pierre de taille construits également par Guimard  vers 1911 occupent le pâté de maisons ceint par les rues Gros et Agar.

     

Les rues François Millet et Jean de La Fontaine abritent l’immeuble Trémois pour l’une et l’Hôtel Mezzara pour l’autre. Ces immeubles construits entre 1909 et 1911 présentent une architecture plus sobre témoignant ainsi de l’évolution d’Hector Guimard vers un style plus épuré et moins exubérant.

Au sein de l’Hôtel Mezzara sera installé le musée Hector Guimard fin 2027 début 2028.

Nous achevons prématurément la promenade au niveau de la station de métro Église d’Auteuil pour nous rafraîchir à la terrasse d’une brasserie.

Et pour terminer, nous empruntons une des quatre-vingt-huit entrées du métro parisien conçues par Hector Guimard.

Texte : Joëlle – Photos : Christiane